«La culture a modelé notre génome»
A la lumière des données issues du séquençage de l’ADN humain, Kevin Laland plaide pour une meilleure collaboration entre archéologues, anthropologues et biologistes
Propos recueillis par Lucia Sillig
On est ce que l’on mange. Ou en tout cas ce que nos ancêtres mangeaient. Le régime alimentaire, la structure sociale ou encore les préférences sexuelles de ses aïeux ont façonné l’homme moderne jusque dans son ADN. «L’influence de la culture sur l’évolution du génome humain est probablement beaucoup plus importante qu’on ne l’avait imaginé», observe
Kevin Laland, professeur de biologie du comportement et de l’évolution à l’Université de St Andrews, en Ecosse.
A la lumière de récentes études anthropologiques et des données qui émergent du
Projet génome humain
de séquençage de l’ADN, il plaide pour une approche transdisciplinaire
dans la revue Nature Reviews Genetics.
Pour lui, une collaboration plus étroite entre anthropologues, archéologues, généticiens et biologistes théoriciens permettrait de mieux comprendre l’histoire de l’évolution de l’homme.