Entretien lundi15 mars 2010

«La culture a modelé notre génome»

A la lumière des données issues du séquençage de l’ADN humain, Kevin Laland plaide pour une meilleure collaboration entre archéologues, anthropologues et biologistes

Propos recueillis par Lucia Sillig On est ce que l’on mange. Ou en tout cas ce que nos ancêtres mangeaient. Le régime alimentaire, la structure sociale ou encore les préférences sexuelles de ses aïeux ont façonné l’homme moderne jusque dans son ADN. «L’influence de la culture sur l’évolution du génome humain est probablement beaucoup plus importante qu’on ne l’avait imaginé», observe Kevin Laland, professeur de biologie du comportement et de l’évolution à l’Université de St Andrews, en Ecosse. A la lumière de récentes études anthropologiques et des données qui émergent du Projet génome humain de séquençage de l’ADN, il plaide pour une approche transdisciplinaire dans la revue Nature Reviews Genetics. Pour lui, une ­collaboration plus étroite entre ­anthropologues, archéologues, ­généticiens et biologistes théoriciens permettrait de mieux comprendre l’histoire de l’évolution de l’homme.

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