Looks de rue, têtes de neige
Maija Kovari. Sculptrice. Travaille le fer. Elle vient de Finlande et se trouve à Genève grâce à un échange Erasmus. Son chapeau de feutre noir vient de Carouge. «Je n’aurais pas eu les moyens de l’acheter, je l’ai essayé avec ma mère, qui n’a pas pu résister et qui me l’a offert.»
(Véronique Botteron)
Stéphane. «Ecrivez que je suis Vélorutionnaire». Importateur de vélos et de gadgets rares, spécialisé dans le tuning des deux-roues. Stéphane gère son entreprise baptisée Pimp. «Ma casquette vient de Las Vegas. Elle a la forme d’une casquette de cycliste classique, mais elle est taillée dans un velours côtelé. Croyez-moi, ce genre de modèle va faire un malheur, dans les salons spécialisés, tout le monde en veut.»
(Véronique Botteron)
Staverton. En vacances à Genève, il vient des îles Tonga. A acheté sa chapka aux Etats-Unis.
(Véronique Botteron)
Inès Abdallah. Etudiante en propédeutique classe bijoux de la HEAD de Genève. En fait, elle se promenait tête nue, avec juste un serre-tête noir dans ses cheveux de jais. La photographe lui a demandé de relever son écharpe pour s’en faire une coiffure. Autour de son cou, du renard bleuté, tient-elleà ajouter.
(Véronique Botteron
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Jenifer Burdet. Future diplômée en design de mode de la HEAD de Genève. Une des rares personnes jeunes photographiée dans la rue qui ne portât pas un bonnet H&M ou Zara. Le sien, très beau, avec son dessin de résille tricotée, elle l’a fait elle-même. «C’est maison. Tiens, «maison», ça pourrait être le nom d’une marque.»
(Véronique Botteron
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Arthur. Ecolier au Cycle Bersot, Genève. «Mon style? Il reflète mon humeur, plutôt skater, freerider.»
(Véronique Botteron
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Anastasia. Elle habite la Suède, est d'origine ukrainienne et se promène sous les flocons des rues basses, visiblement habillée de neuf pour le froid. Sa soeur l’accompagne, voir quelques images plus loin.
(Véronique Botteron
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Lyat. Rencontrée devant les magasins Globus de Genève où elle a d’ailleurs acheté son très joli bonnet fleuri. Etudiante en 5e année de médecine. Un des plus beaux styles croisés durant la journée, mariage de contrôle et d’originalité.
(Véronique Botteron
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Timothée. Peut-on encore croire les jeunes hommes lorsqu’ils disent qu’ils enfilent «ce qu’ils trouvent»? Difficile tant ceux qui ont l’air de n’y pas faire attention, ont du style. Leur style. Ici, Timothée porte une chapka empruntée à sa mère. Et des gants de laine du tonnerre «directement venus du Canada», qui pendent à chacun de ses poignets, au bout de deux très longs cordons.
(Véronique Botteron
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Alexandra. Etudiante en 2e année de mode à la Haute Ecole d’Art et de design. Porte un vieux bonnet acheté à Londres, assorti à ses yeux. Veste d’homme, baskets d’homme, camaïeu de gris et de bleus. «A quoi sert la mode? Je ne réponds pas, ma réponse serait nulle.» Euh, la question le serait-elle aussi?
(Véronique Botteron
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Daniel. Attrapé au vol durant sa pause de midi. Vendeur chez H&M. Un piercing entre le menton et la lèvre, comme beaucoup de très jeunes hommes photographiés cet après-midi-là. «Mon style? Foufou, de la couleur, une cravate décalée, pourvu que cela sorte du cadre.»
(Véronique Botteron
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Oksana. Soeur d’Anastasia. Fourrure, douceur de la laine et sac Louis Vuitton neuf. Cheese.
(Véronique Botteron
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Pauline Held. Etudiante en dernière année, future designer de bijoux, Genève. Capuche second hand de chez Max & Co. «Un bonnet, c’est quelque chose entre un objet qui cache les cheveux et une parure.»
(Véronique Botteron
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Maya Ammane.
(Etudiante en design. Porte un large bandeau blanc en laine, pardon, en cachemire, trouvé chez Manor.)
Ludmilla. Sublime toque en lynx. Vit à Genève, Suissesse. «Parfois, j’ai la nostalgie de la neige de Saint-Pétersbourg, alors nous allons à la montagne». C’est vrai que Ludmilla n’est pas la première personne originaire de l’Est à se promener avec des pièces de fourrure, comme impatiente de pouvoir les étrenner.
(Véronique Botteron
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Lea Amstutz porte une drôle de coiffure singulière, entre le chapeau, le bob et la casquette. Navigue entre l’Ecole de culture générale et ses études en prépa de la HEAD genevoise.
(Véronique Botteron
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Daisy Constantin, qui se voit en créatrice de bijoux «esthétiques», comme elle le dit, soit des bijoux dont la beauté parle à tout le monde, et pas seulement aux initiés et au public des galeries spécialisées.
(Véronique Botteron)
(Antonin Peillex. Porte un bonnet noir de chez Zara. Comment, un futur designer qui s’habille dans la grande distribution? «Je portais un bonnet péruvien acheté dans la rue, assez coloré, mais ma copine n’en voulait pas. De toutes façons, un bonnet ça n’est pas de la mode, c’est purement utilitaire». Véronique Botteron)
Diara Tipoia. Prétend ne pas savoir où elle a acheté son bonnet. Lequel lui donne, ce sont ses propres termes, «l’air d’un Q-tips». Le petit noeud rouge délicieusement kistch est d’origine., si, si.
(Véronique Botteron)
Camille Rebord. Etudiante de dernière année en design de mode, elle a enfilé un bonnet H&M et dénoué ses cheveux, elle émerge tout juste de longues nuits à ébaucher sa collection de mode de diplôme dont le thème est le vêtement de ses ancêtres. H&M et les racines, ou la beauté des grands écarts.
(Véronique Botteron)
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