opinions mardi9 février 2010

La pénurie annoncée de médecins ne perturbe ni la Confédération, ni les cantons

Jacques Neirynck

Jacques Neirynck, professeur honoraire à l’EPFL et conseiller national PDC, s’inquiète de la baisse du nombre de médecins diplômés en Suisse. En cause, le numerus clausus des facultés de médecine et l’absence d’une véritable politique de la santé

Une pénurie de médecins se dessine à court terme en Suisse, suite au numerus clausus décidé en 1998 pour l’accès aux facultés. Alors que cette mesure visait à éviter une prétendue pléthore, elle a créé une carence à peine dix ans plus tard. En effet, la Suisse mobilise 6627 diplômés étrangers sur 29 653 médecins en activité, soit 22%. A l’Hôpital universitaire de Genève, la proportion de médecins étrangers atteint même 28%, avec les problèmes de communication linguistique que cela implique.

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