La collection Bührle en vue
Edgar Degas, Danseuses au foyer, vers 1889. Comme pour d’autres peintres, les Degas réunis par Bührle illustrent les thèmes privilégiés que furent les danseuses, les courses, le portrait de famille. Ici les danseuses, surprises d’un angle inédit emprunté à la photographie, et dans des tonalités proches du pastel.
(Stiftung Sammlung E.G. Bührle/Pro Litteris 2010)
Heiliger Ritter. Outre la peinture française, sa première passion, Emil Bührle affectionnait la statuaire gothique, la combinaison de rendu primitif et d’intensité intérieure. En témoigne une belle galerie de saints et de Madones en bois polychrome.
(Stiftung Sammlung E.G. Bührle/Pro Litteris 2010)
Pierre Auguste Renoir, La petite Irène, 1880. L’un des portraits-phares de la collection, avec «Le Garçon au gilet rouge» de Cézanne, malheureusement disparu depuis février 2008, avec lequel il forme comme une paire. D’un côté l’impressionnisme sous son aspect le plus gracieux et raffiné, dans le rendu de la chevelure et des étoffes, la douceur du visage entre enfance et âge adulte. De l’autre, des formes ressaisies, un espace ordonné, mais une même mélancolie.
(Stiftung Sammlung E.G. Bührle/Pro Litteris 2010)
Vincent van Gogh, Branches de marronnier, 1890. Les quatre tableaux volés ne sont par chance pas tous perdus. Celui-ci a été retrouvé. Le traitement du ciel, hachuré, qui cerne le motif floral, est caractéristique de la dernière manière de Van Gogh.
(Stiftung Sammlung E.G. Bührle/Pro Litteris 2010)
Vincent van Gogh, Le Semeur, 1888. Motif plusieurs fois repris par l’artiste, le semeur au soleil couchant conjugue les idées de déclin, voire de mort, et de renouveau et d’espoir. D’ailleurs, au moment où le laboureur sème son champ, il semble déjà y avoir, derrière lui, un champ de lavande en fleurs - si l’on en croit les couleurs, mais sous un tel ciel vert, tout est possible!
(Stiftung Sammlung E.G. Bührle/Pro Litteris 2010)
Frans Hals, Brustbild eines Mannes, 1660/66. Réfractaire à l’art abstrait, même s’il en a reconnu les prémisses dans les toiles cubistes qu’il a acquises, le collectionneur s’est également intéressé à l’art plus ancien. Pour preuve ce portrait d’un homme anonyme, d’un réalisme sur le vif qui s’étend jusqu’à l’expression, nullement posée, plutôt étonnée.
(Stiftung Sammlung E.G. Bührle/Pro Litteris 2010)
/

