La Chambre basse a entamé un débat fleuve sur l’initiative Minder «contre les rémunérations abusives» des sociétés cotées en bourse. Mais la tentation électoraliste est bien présente.
Rarement une initiative populaire aura suscité autant d’émotion devant le Conseil national, jeudi, que celle de l’entrepreneur schaffhousois Thomas Minder «contre les rémunérations abusives» des hauts managers. «Un abcès d’excès intolérable», «une provocation», «des comportements obscènes», «de la cupidité», «des rapaces», les noms d’oiseaux ont volé bas. Gauche et droite n’ont pas ménagé leurs critiques contre «une poignée de managers cupides et arrogants», selon l’expression d’Isabelle Moret (PLR/VD).|
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