Henri Rousseau à la Fondation Beyeler
La muse inspirant le poète, 1909En 1909, une année avant sa mort, le peintre réunit Guillaume Apollinaire et sa «muse» Marie Laurencin, vision d’un couple au pied d’un arbre, selon les codes de représentation d’Adam et Eve au jardin d’Eden. Bucolique et allégorique.
(ProLitteris, Zürich)
Le lion, ayant faim, se jette sur l’antilope, 1898-1905LE grand tableau du douanier en possession de la Fondation Beyeler, qui l’a choisi pour la couverture du catalogue. Pièce majeure en effet, qui illustre le combat entre les forces de la nature, ainsi que le pouvoir d’imagination de Rousseau: celui-ci, on le sait, a métamorphosé les décors arrangés du Jardin des plantes, désormais le lieu de scènes primitives.
(Fondation Beyeler, Basel)
La charmeuse de serpents, 1907Visionnaire, cette image baigne dans un réalisme magique avant la lettre. L’artiste a très subtilement dosé ses effets, faisant apparaître le personnage féminin au clair de lune, personnage qui semble tantôt bienfaisant, tantôt maléfique, on ne parvient pas à se décider!
(RMN)
La carriole du père Junier, 1908Exemple de la manière dont Rousseau utilise la photographie. On connaît le cliché noir et blanc qui a servi de modèle à ce portrait de groupe de commande. L’artiste a déplacé ou supprimé des éléments, afin d’assurer la stabilité de la composition et le charme naïf de la scène, où la présence d’animaux n’est nullement accessoire.
(RMN)
Le navire dans la tempête, 1896Autre exemple de la lutte opposant l’homme aux éléments naturels. Un homme bien vulnérable, dont le combat, dérisoire, acquiert par là-même sa grandeur. Très habile, le peintre en peu d’effets suggère la pluie, les phénomènes lumineux propres à une tempête.
(RMN)
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