Milan en mode nature
DOLCE & GABBANA.
Des manteaux de laine, des vêtements inspirés de l’Italie rurale et traditionnelle. Des matières à l’ancienne, des chaussures costaudes mais aussi des costumes qui rappellent le Sud de la Botte et ses tailleurs de village. Tout le défilé Dolce & Gabbana s’est déroulé avec, en fond d’écran, des images du dernier film de Giuseppe Tornatore, «Baaria». Retour aux racines, nostalgie d’une forme de simplicité, pas de logo, rien qui brille. (Theo Creta/Trendspot)
BURBERRY PRORSUM. Pièce maîtresse n° 1 de la garde-robe masculine de l’hiver prochain: le manteau ample, d’inspiration militaire comme à gauche. Ou alors le blouson d’aviateur en mouton retourné (à droite). S’il n’en fallait qu’un… Source d’inspiration: la nature, l’extérieur, le grand air, les héritages.
(Theo Creta/Trendspot)
NEIL BARRETT. Un manteau
avant toute autre chose (faut-il le répéter?). Parce que le manteau remplace la veste dans la garde-robe des hommes dans le vent. Qu’il démode le costume qui a régné, durant 10 ans, sur le corps masculin. Porté avec un t-shirt, un pull, un cardigan. Ici, un modèle du très réussi défilé Neil Barrett, peuplé de pièces hybrides, bi-matières ou bi-colores, mais toujours inspirées du vestiaire britannique.
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PRADA. Une des couleurs à la hausse: le camel
, le caramel. Le beige. Pour l’automne 2010, Prada revient à ses racines: petits costumes, mailles presque enfantines, entre les années 1960 et 1970. A noter le pantalon, l’un des plus réussis de toutes les collections milanaises.
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BOTTEGA VENETA. Les bottes lourdes
, portées ouvertes, parfois artificiellement vieillies, étaient de toutes les collections milanaises.
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MARNI. Une des plus belles collections milanaises, comme toujours, des plus innovantes, des plus fragilement élégantes. Proportions revisitées, formes carrées, vareuses zippées, pulls beiges qui dépassent des costumes courts. La plupart des vestes sont réversibles. A noter, les chaussures aux semelles compensées.
(DR)
DOLCE & GABBANA (gauche) et SALVATORE FERRAGAMO (droite). Les chaussures vieillies
, les cuirs patinés ponctuent les silhouettes comme pour leur donner une touche de vécu et d’émotion. Même avec un costume, comme à gauche, où le personnage, malgré le luxe de son allure semble porter, le dimanche, la même paire de chaussure qu’en semaine. Tout pour éviter l’effet bling-bling.
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CP COMPANY. Une allure sportive, un esprit naturellement outdoor
qui colle à l’esprit automnal anti-dandy de l’automne milanais prochain. Palette tip-top.
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GAZZARRINI. Beaucoup de pantalons qui tirent sur le pantalon de training près de la jambe, sur le legging ou le caleçon long
porté dehors.
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BOTTEGA VENETA. Pantalon de cuir
, renaissance d’un Phoenix.
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ERMENEGILDO ZEGNA. Costume masculin
, quelques conseils pour l’automne 2010 (et maintenant, d’ailleurs), vus même chez une marque classique d’entre les classiques. La veste est courte, très courte. Le boutonnage placé assez haut sur le buste. Si le ventre est plat, oser le costume dit «croisé». Le gris est de bon aloi. Et pour le côté «poorgeois», Zegna a fait défiler ses costumes stricts avec des cravates tricotées et des chemises dotées d’un col en maille.
(Theo Creta/Trendspot)
ALEXANDER MCQUEEN. Un très beau show, hanté par des imprimés organiques, des dessins d’os, de corne ou de fourrure. Les tenues étaient entièrement, recouvertes d’un dessin reproduit à l’identique
(motif dit «overall»). Un genre de motif lui aussi à la hausse sur les podiums milanais de l’automne 2010.
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JIL SANDER. Costume et motif discre
t overall
, encore. Variation sur les codes de l’élégance classique.
(Theo Creta/Trendspot)
ERMENEGILDO ZEGNA (gauche) et PRADA (droite). Deux cols tricotés. Le retour gagnant de la maille
. Ici sur de petits détails. Mais aussi ailleurs, en écharpe XXL voire en manteaux. Même les vestes de smoking, chez certaines marques de luxe, sont parfois taillées dans des jerseys souples. (Theo Creta/Trendspot)
ENRICO COVERI (gauche) et BOTTEGA VENETA (droite). La cravate, qui signait lorsqu’elle était fine, l’allure branchée du dandy des années 2000, passe à l’as. Les maisons italiennes lui préfèrent le nœud papillon. Voire, pour le soir, un ruban noué comme un papillon
précieux ou attaché un peu comme sur une chemise de cow-boy. Qui jamais ne varie… (Theo Creta/Trendspot)
DOLCE & GABBANA. Final du défilé. Signe des temps, d’habitude, la marque termine ses défilés par une flot de smokings. Cette fois, cortège de marcels sentimentaux. L’émotion plutôt que la frime
. Ne chassez pas le naturel.
(Theo Creta/Trendspot)
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