Séisme dévastateur en Haïti
Une image obtenue grâce au microblogging de Twitter. Paniqués, des Haïtiens errent dans les rues de la capitale Port-au-Prince. La ville a subi des dommages considérables.
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A la suite du séisme de magnitude 7 sur l’échelle de Richter, la ville de Port-au-Prince a pris des airs apocalyptiques.
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Des dizaines de cadavres jonchent les rues de Port-au-Prince dont le centre est détruit et en proie aux pillards.
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Miraculée. Une petite fille couverte de poussière tente de s’extraire d’un monceau de débris.
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Un bidonville aux portes de Port-au-Prince. «La dévastation est complète ici. Personnellement, j’ai la chance d’être encore vivant», a raconté Emmet Murphy, chef de mission en Haïti de l’ONG ADCI/VOCA.
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Les Nations unies vont lancer un appel international pour l’aide aux victimes.
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Le courant était coupé et les communications presque entièrement interrompues. L’aéroport qui avait été fermé, était à nouveau opérationnel mercredi en début d’après-midi, selon des responsables de l’ONU.
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Plus aucune infrastructure ne fonctionne depuis le tremblement de terre, nourriture, secours, médicaments et eau sont d’une «importance vitale», a relevé le Programme alimentaire mondial.
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La Fédération internationale de la Croix-Rouge, se prépare à venir en aide à «un maximum de trois millions de personnes», soit le nombre des habitants de la zone touchée par le séisme.
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Plusieurs centaines de milliers de victimes se sont retrouvées piégées dans l’effondrement des infrastructures à Port-au-Prince. Le centre-ville de la capitale a été entièrement détruit par la catastrophe. (Keystone)
Gunsly Milsoit (g.) réconforte son beau-frère Leo Pierre. Le premier a perdu sa sœur enceinte de six mois. Le deuxième, sa femme. Les deux victimes sont mortes dans l’écroulement d’un immeuble de quatre étages. (Keystone)
Une victime du séisme de magnitude 7 gisant dans la rue. On redoute plusieurs centaines de milliers de morts.
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Dans les rues de Port-au-Prince, les sinistrés vivent une nouvelle journée dans le chaos, au milieu des ruines, de la puanteur des cadavres et de la violence.
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300000 personnes, selon une estimation l’ONU, se retrouvent sans toit dans la seule capitale, une ville de 2,8 millions d’habitants où 10% des habitations ont été détruites.
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Une trentaine de pays participent déjà aux opérations d’aide sur place, selon le département d’Etat américain, et l’ONU a annoncé vendredi qu’elle avait reçu 268,5 millions de dollars de promesses d’aide internationale.
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Mais les difficultés sur le terrain sont immenses. L’aéroport de Port-au-Prince, équipé d’une seule piste, est engorgé par le trafic des avions transportant aide humanitaire et équipes de secours. Les communications sont en piètre état et les déplacements entravés par des routes détruites ou bloquées.
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Les défaillances des structures locales et la menace des pillages s’ajoutent aux obstacles logistiques. Le Programme alimentaire mondial (PAM) de l’ONU, qui prévoit de distribuer une aide d’urgence à 2 millions de sinistrés, a annoncé vendredi que ses entrepôts à Port-au-Prince avaient été pillés.
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Lundi 18 janvier. Les opérations de secours montent en puissance à Haïti où 280 centres d’accueil devraient ouvrir pour tenter de répondre à la détresse des sinistrés qui manquent de tout.
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Lundi 18 janvier. Face au chaos et à une population aux abois, le gouvernement haïtien a décrété dimanche l’état d’urgence jusqu’à la fin du mois. Un deuil national de 30 jours a été décidé. «C’est comme si une bombe atomique avait explosé», a observé l’ambassadeur des Etats-Unis sur place, Kenneth Merten.
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Lundi 18 janvier. Jour après jour, le bilan s’alourdit : 70.000 cadavres ont été enterrés dans des fosses communes, a affirmé dimanche le secrétaire d’Etat à l’Alphabétisation, Carol Joseph.
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Lundi 18 janvier. «La vie est vraiment dure. On n’a plus rien», se lamente Jean Osée, 40 ans, qui campe avec sa famille dans un bidonville improvisé à deux pas de ce qu’il reste du palais présidentiel.
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