Paris, les pièces à détacher
LANVIN. Manteau trop grand, pantalons libres et un peu courts, chaussures montantes. C’est le début du défilé Lanvin. Une silhouette s’avance devant le public des photographes et des professionnels. Et déjà, l’on sent que ce sera là le plus beau des défilés, peuplé de liberté et de pièces précieuses.
(Alain Gil-Gonzalez/Trendspot)
LANVIN. Pour l’automne 2010, une partie de la collection Lanvin rejoue la partition du tailoring. Mais les coupes sont libérées, les matières relâchées. Un esprit nomade accentué par les grosses ceintures de moto qui remplacent les ceintures de smoking et par les sacs à dos passés par-dessus les tenues de soirée.
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LANVIN, encore. Parfois, les pièces sont presque déconstruites et jouent les structures apparentes. A noter aussi: beaucoup de gants dans toutes les collections, qui viennent renforcer l’idée du vêtement-cocon et de l’habit de protection.
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LOUIS VUITTON. Comme chez Lanvin, plus haut, un équilibre parfaitement ajusté entre l’esprit des villes et le nomadisme urbain. A retenir ici: les pantalons très courts, soit parce qu’ils sont fourrés dans les bottes ou les chaussettes. Soit parce qu’ils s’arrêtent bien au-dessus de la bottine. (Alain Gil-Gonzalez/Trendspot)
LOUIS VUITTON. S’il y a un sac à acquérir, c’est celui qui joue la carte du multi-fonctionnel. Ici, un bagage entre serviette et besace. Ailleurs, chez d’autres marques, beaucoup de sacs à dos pouvant être portés à la main.
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HERMES. Le plus beau blouson de tous les défilés, chez Hermès, évidemment. S’il n’en fallait qu’un… Portés avec des gants, encore une fois.
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MAISON MARTIN MARGIELA. Le célèbre créateur anversois a officiellement quitté la marque qu’il avait fondée et qui portait son nom. Les collections sont désormais dessinées à l’interne, par une équipe de designers. Première collection masculine très réussie, moins «expérimentale», plus commerciale dont on retient les coupes étroites, les gris mêlés, les pièces neuves qui ont l’air d’avoir vécu une vie de compagnonnage avec leur propriétaire.
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BALMAIN. Le manteau parfait, le blazer parfait. Ambiance rock des beaux quartiers ou BCBG électrique. La collection gagnante dans la catégorie «A mes basiques pour la vie».
(DR)
DRIES VAN NOTEN. La collection colorée à suivre, à adopter et à porter l’automne prochain. Inspiration Brit-College et pyjama punk.
(Alain Gil-Gonzalez/Trendspot)
DRIES VAN NOTEN. Deux silhouettes à retenir. 1) Pour le caleçon de gauche, vu partout et qui risque donc de descendre dans la rue. 2) Pour le manteau bi-matière, lui aussi très en vogue (mais rarement aussi réussi qu’ici). 3) Pour la veste Harris Tweed de droite et ses épaules un peu à nu et surtout carrée dans l’air 2010. A noter que les mannequins transportaient eux-mêmes, dans leur main droite, un petit baladeur numérique diffusant la musique du show. Message: A chacun son style, à chacun sa musique intérieure.
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GIVENCHY.
«Jesus is Lord», pouvait-on lire sur les t-shirts de la collection Givenchy. Peuplée de chemises impeccables, de manteaux noir au poil, d’allusions mythologiques discrètes. Comme ces colliers en forme de couronne d’épine et défilant au son de l’«Ave Maria». (Alain Gil-Gonzalez/Trendspot)
JUUN J. (gauche) et UTE PLOIER (droite). Couleurs sombres, idées noires, épaules corbeaux, drapés années quatre-vingt. Une majorité des défilés parisiens hésitent entre le retour des années 1980 japonisantes et le gothique noir de noir. Pas facile à suivre, passé 22 ans et demi. A moins de choisir prudemment ses pièces, en piochant dans les deux collections Juun J. et Ute Ploier, et en s’inspirant des deux exemples élégants ci-dessus.
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RAF SIMONS.
De lui, on peut retenir le mélange de passé et de futur. Pour le passé, les pièces descendues du vestiaire traditionnel, caban, costume, cravate bleutée. Pour la touche contemporaine, les boutons aimantés semés sur le poitrail et le pull dépassant comme une robe de maille à gauche; et le jeu d’empiècement et de velcro structurant l’imper technique à droite. Liste A. (Alain Gil-Gonzalez/Trendspot)
PAUL SMITH. Les éléments piqués au smoking perdurent, saison après saison. Mais retravaillés, voire décalés. Comme ici, avec un col qui rappelle celui d’un smoking mais plissé à la légère et porté avec une maille ras-du-cou. L’esprit 100% soir, les souliers vernis, le côté laqué des pieds à la tête est un peu «passé», comme disent les Anglais. Question de mesure. (Alain Gil-Gonzalez/Trendspot)
VIKTOR & ROLF. Le duo faisait pour la première fois défiler sa collection masculine. Signe de maturité, la grammaire en est épurée, assagie mais aussi débarrassée de ses gimmicks. Moins d’outrance, plus d’élégance. On en retiendra cette jaquette du soir, portée avec pochette et enfilée sur une veste de smoking. Une habile manière de renouveler le smoking et ses codes satinés.
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LANVIN. Pour finir en beauté et pour incarner ce mélange de je-m’en-foutisme et de structure, de dandysme et de nomadisme qui donnera son ton, on l’espère, à la garde-robe 2010. Pour le côté pratique, retenir le mélange de vêtements oversized et de ceintures corsetantes, de grands manteaux tombant et de pantalons tout minces.
(Alain Gil-Gonzalez/Trendspot)
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