L’artiste français expose à Saint-Gall ses grandes aquarelles et ses estampes qui veulent révéler la noirceur d’un monde déshumanisé
Des peintures à la fois monumentales et fragiles, sur papier, où domine la liquidité de l’aquarelle. Sur papier également, des estampes, vastes dessins avec de grands aplats d’encre noire et la trace du bois gravé, mais aussi de toutes petites gravures dans leur cadre, plus anciennes. Et puis des sculptures, des installations: requin échoué sur des tréteaux, derricks (ou miradors?) de bois brut remplis de mots sombres écrits sur des panneaux. La Nuit de Damien Deroubaix est habitée de monstres, de squelettes et de signes malfaisants. Autant de figures récurrentes, terrorisantes et terrorisées. Et l’artiste français la dévoile sous différentes formes, pour mieux la dire, pour mieux nous hanter, nous imprégner de ses monstruosités, de ses cris. Pour crier avec elle peut-être. Ou contre elle.|
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